Colour Universals

Why there are no `colour universals’ in language and thought

Author: Wierzbicka, Anna

Source: The Journal of the Royal Anthropological Institute, Volume 14, Number 2, June 2008 , pp. 407-425(19)

Publisher: Blackwell Publishing

 

Abstract:

Do all people live in a world full of colours? Perceptually, yes (unless they are visually impaired), but conceptually, no: there are many languages which have no word for `colour’ and in which the question `what colour is it?’ cannot be asked and presumably does not arise. Yet the powerful and still immensely influential theory of Berlin and Kay assumes otherwise. While building on my earlier work on colour semantics, this article brings new evidence against the Berlin and Kay paradigm, and presents a fundamentally different approach. The new data on which the argument is based come from Australian languages. In particular, the article presents a detailed study of the visual world reflected in the Australian language Warlpiri and in Warlpiri ways of speaking, showing that while Warlpiri people have no `colour-talk’ (and no `colour-practices’), they have a rich visual discourse of other kinds, linked with their own cultural practices. It also offers a methodology for identifying indigenous meanings without the grid of the English concept `colour’, and for revealing `the native’s point of view’. Résumé

Tout le monde vit-il dans un monde plein de couleurs ? Du point de vue de la perception, la réponse est oui (sauf en cas de handicap visuel), mais au niveau des concepts, c’est non : dans de nombreuses langues, le mot « couleur » n’existe pas et la question « de quelle couleur est ceci ? » ne peut pas être posée, et ne se pose probablement même pas. Pourtant, théorie de Berlin et Kay, puissante et encore immensément influente, affirme le contraire. Tout en exploitant ses travaux antérieurs sur la sémantique des couleurs, l’auteur apporte de nouvelles preuves à l’encontre du paradigme de Berlin et Kay et présente une approche fondamentalement différente. Les nouvelles données sur lesquelles se base son argumentation proviennent des langues australiennes. L’article présente en particulier une étude détaillée du monde visuel tel qu’en rend compte la langue australienne warlpiri. Les expressions dans cette langue montrent que bien que les Warlpiri n’aient pas de « langage des couleurs » (ni de « pratique des couleurs »), ils ont un riche discours visuel à propos d’autres propriétés liées à leur propre pratique culturelle. L’article expose également une méthodologie pour identifier les significations indigènes en dehors de la grille du concept occidental de « couleur », et pour révéler « le point de vue indigène ».

Document Type: Research article

DOI: 10.1111/j.1467-9655.2008.00509.x

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